Les dérives
Notre association a toujours affirmé que le citoyen était trompé avant la votation du 29 novembre 2009. Les promoteurs du CEVA nous ont accusés de désinformation. La preuve est désormais faite que ce sont les "pro CEVA" qui ont systématiquement trompé l'électeur.Tromperie sur le volume des adjudications aux entreprises locales !
- Contrairement aux affirmations de M Gabriel Barillier, député radical, co-président du Comité pro-CEVA, ancien secrétaire général de la Fédération Genevoise des Métiers du Bâtiment (FMB) et René Leutwyler, ingénieur cantonal, nous constatons qu'il y a tromperie sur les volumes d'adjudications attribuées aux entreprises genevoises et suisses. Les retombées économiques genevoises sont beaucoup moins importantes que promises, plus de 40% du gros-œuvre est attribué à des groupes étrangers ("Millions du CEVA: le coup de sang des bâtisseurs genevois", Tribune de Genève du 20.04.2010 et "Tout le gros-œuvre du CEVA est adjugé pour 776 millions", Tribune de Genève du 03.05.2010). M. Gabriel Barillier lui-même n’a pas pu s’empêcher d’exprimer sa frustration en apprenant que, contrairement à ce que lui-même avait annoncé, les entreprises genevoises n’auront en définitive eu droit qu’aux miettes : "La part importante attribuée au No 1 mondial de la construction Vinci surprend et déçoit Gabriel Barillier, [ ancien ] secrétaire général de la Fédération genevoise des métiers du bâtiment (FMB) et membre du comité pro-CEVA. Le Conseil d'Etat genevois ne s'est pas assez battu, a-t-il estimé". ("Une firme française va réaliser le CEVA", Le Temps du 4.05.2010).
Notre association a dénoncé en vain cette tromperie.
Tromperie sur le financement français !
- Contrairement à l'affirmation de Monsieur Guy Mettan et des membres du comité "pro-Ceva", la France n'a jamais bouclé le financement du CEVA et cherche désormais même à faire payer par la Suisse les surcoûts de € 100 millions pour le financement du CEVA côté français.
La presse s'est largement faite l'écho d'un appel au financement de ce trou par la Confédération et/ou le Canton. Certains membres du Conseil d'Etat ont déjà laissé entendre que Genève pourrait participer à ce financement notamment par le biais de la fiscalité. La Confédération, par la bouche du chef de la Section politique d'agglomération, déclare qu'il est exclu de verser une nouvelle contribution dans le cadre du projet d'agglomération ("CEVA: la France veut que la Suisse passe à la caisse", Tribune de Genève du 15.11.2010).
Notre association a toujours affirmé que le financement de la partie française n'avait pas été formellement décidé, autorisé et ratifié. Lors de la votation du 29 novembre 2009, les citoyens genevois ont été trompés par l'affirmation que la France s'était engagée à financer son tronçon.
Tromperie sur le développement et la modernisation du réseau ferroviaire régional et sur les parkings-relais P&R en France.
- Il apparait de plus en plus que la France n'a pas les moyens financiers pour développer le réseau régional. Les seuls moyens investis le sont pour les lignes à grande vitesse. Même les promoteurs du CEVA ont reconnu que le CEVA n'a aucun sens si le réseau au-delà d'Annemasse n'est pas modernisé et développé et si le transfert modal de la route au rail n'est pas appuyé par d’importants parking-relais autour des gares de la région frontalière. Or, les seuls projets dont il est actuellement question à cet égard sont ridiculement insuffisants, et ne répondent d’aucune manière aux promesses solennelles faites par les pro-CEVA durant la campagne. Ainsi, dans le cadre du projet de modernisation de la gare d’Evian, seules 120 places de stationnement sont prévues ("La Gare d'Evian s'offre une verrière flambant neuve mais néglige son parking" ,Tribune de Genève du 21.09.2010).
La votation du 29 novembre 2009 a été clairement instrumentalisée en affirmant que la France moderniserait son réseau régional et réaliserait en nombre suffisant des P&R.



